image par Cedar McCloud

LA SOMATIQUE LUNAIRE

LUNATIONS  (MOONWORK)

si vous êtes intéressé·e à rejoindre la cohorte de lunations (plus d’informations ci-dessous), veuillez envoyer un courriel à hannah @ bodywitchery.com et je vous enverrai le formulaire d’application!

vous pouvez aussi vous joindre aux séances ouvertes de lunations (moonwork opens, pour les personnes queer et celleux qui nous aiment) par abonnement mensuel la plupart des vendredis, OU vous inscrire pour recevoir les mini pratiques de lunations (moonwork minis) sous forme textuelle la plupart des lundis!

veuillez noter que l’espace de pratique lunations (moonwork) est offert uniquement en anglais. 

qu’est-ce que lunations (moonwork)?

la cohorte de lunations est une pratique somatique pour les queers fol·les, atteint·es d’une maladie chronique et neurodivergent·es qui a débutée à l’équinoxe d’automne en 2018 et qui était à ce moment-là (à la mesure de nos connaissances) le seul espace de pratique somatique en ligne continue. nous nous rassemblons la plupart des mardis de 17h à 19h HNE pour une pratique de groupe qui orbite des triangulations de thèmes: désir|consentement|pouvoir, soi|autres|culture, dignité|interdépendance|temps, je|nous|tous, 1|2|∞. en plus de mes héritages somatiques, cet espace est explicitement enraciné dans les héritages du cuir, de la Mad Pride, de la poétique fem*, de l’animisme et des lignées ancestrales queer. nous pratiquons ensemble dans le but partagé de re-tisser un tissu culturel incarné et génératif qui résiste à la fragmentation collective de la queerphobie, la carcéralité et l’empire. notre engagement de groupe est guidé par un protocole collectif explicite qui définit les rôles et responsabilités de l’animatrice et des participant·es.

une fois par saison, autour de la pleine lune, la diseuse d’histoires somatiques et ritualiste érotique M’kali-Hashiki nous guide dans un MANNE LUNAIRE: un rituel d’incarnation lunaire pour la vie érotique et sexuelle qui est notre droit acquis. les participant·es PANDC sont aussi invité·es à prendre part à ses rituels solos de magie sexuelle mensuels (à la nouvelle lune). une fois par saison, la poète et traductrice Alisha Mascarenhas nous guide dans un atelier d’ÉCRITURE SOMATIQUE, utilisant des instructions génératives et des techniques qui sont tirées des ressources issues des sensations et du savoir intuitif des participant·es. les animateurices saisonnier·es créent une invitation ouverte à toutes les pratiques de groupe, et leurs rôles sont façonnés autour de leurs désirs et capacités en relation aux lunations.

notre camaraderie dans la pratique soutient chacune des intentions qui nous amènent à faire ce travail dans cet espace. puisqu’elle est jeune et générative, la pratique de lunations continuera de changer de forme autour de son noyau stable. 

 

nous avons un maximum de 21 places disponibles et nous priorisons les PANDC pour au moins un tiers de ces places, bien qu’en toute transparence le groupe a tendance à être principalement composé de personnes blanches ou qui ont des familles blanches, puisque mon travail a tendance à résonner chez d’autres colon·es engagé·es contre la suprématie blanche, et puisqu’il y a de nombreux espaces de pratique somatique excellents qui sont en non-mixité PANDC et|ou menés par des PANDC, en faisant des choix plus appropriés pour plusieurs! (si c’est votre préférence, je vous recommande les séances communautaires de M’kali-Hashiki appelées moonkin et black breath matters, the embodiment institute, bodies that matter, et le centred accountability course.) au prix coûtant, cet espace est offert pour 233$|mois+taxes, avec l’invitation pour quiconque peut se le permettre (incluant mais ne se limitant pas aux personnes qui font plus de 75K$|année, ou qui possèdent actuellement ou hériteront éventuellement d’une propriété foncière) de payer 333$|mois+taxes, et l’invitation pour les PANDC, les femmes trans, les travailleureuses du sexe et les personnes à revenu fixe, recevant par exemple une indemnisation parentale ou d’invalidité, de profiter d’un taux réduit de 133$|mois+taxes au besoin. 5-10%|mois de ce montant est redirigé vers des fonds de réparation, comme pour tout le reste de mon revenu. 

les participant·es sont invité·es à arriver dans la pratique exactement comme iels sont et de s’y engager de la façon précise qui sert le mieux leurs désirs et capacités du jour, avec un soutien large pour découvrir les adaptations et ajustements appropriés au besoin. la vidéo peut être allumée ou éteinte à tout moment; nous utilisons à la fois la parole et le texte pour communiquer en toute fluidité; les sous-titres automatiques sont toujours disponibles; et l’interprétation ASL est en haut de notre liste de priorité (et ce processus sera accéléré dès que quelqu’un indiquera en avoir besoin pour pouvoir se joindre au groupe). n’hésitez pas à vous renseigner sur n’importe quel autre besoin d’accessibilité!

*la poétique fem vient des hard femme poetics créées par maon professeur·e Leah Lakshmi Piepzna-Samarasinha dans le cadre d’ateliers d’écriture qu’iel a commencé à enseigner en 2015.

 

 

« Mais nous, dans la mesure où nous avons un pouvoir sur le monde et sur les autres, nous devons apprendre à faire ce que la feuille et la baleine et le vent font naturellement. Nous devons apprendre à conserver l’équilibre. Ayant l’intelligence, nous ne devons pas agir avec ignorance. Ayant le choix, nous ne devons pas agir sans responsabilité. »

– Ursula K. Le Guin, L’ultime rivage

pourquoi la lune?

parce que tout humain qui ait jamais existé a vécu sous cette même lune et a marqué le temps avec ki*.

parce que la lune appartient à tout le monde et que tous nos ancêtres ont leur façon spécifique et sacrée de ki* honorer.

parce que la lune est queer.

parce que la folie, elle aussi, est sacrée.

parce que la lune est en changement constant tout en demeurant ki-même*.

parce qu’on doit parfois se rendre dans l’espace pour apprendre à faire pousser nos racines, surtout face à un sol toxique.

parce que tant de nos ancêtres de libération nous ont appris à pratiquer la vision impossible de notre chair.

parce que la lune est un cercle et que nous travaillons mieux lorsque nous substituons au perfectionnisme du temps linéaire et colonial les cycles répétitifs et génératifs de la nature.

parce que la lune est vôtre|nôtre et que pratiquer ces deux faces de la même médaille est une oscillation perverse et habile.

parce qu’ensemble, nous avons du pain sacré sur la planche.

*ki est le pronom singulier animiste proposé par Robin Wall Kimmerer pour remplacer « ça » (pluriel : kin). j’ai appris ce terme lors de son discours d’ouverture, « What does the earth ask of us? » à l’événement Nocturne Halifax, le 20 octobre 2020.